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sambiaZambie : confinement

De retour d’Allemagne, ils se retrouvent devant un pays qui a changé en un clin d’œil.

Perdre pied
Après notre retour d’Allemagne, nous sommes restés en quarantaine durant deux semaines. Et notre seule source régulière de revenus s’est presque totalement épuisée puisque nos écoles et l’université ont été fermées en raison du confinement. Nous avons perdu pied au niveau financier.

Sombres perspectives
Le gouvernement conseille fortement de rester à la maison, ce qui n’est pratiquement pas possible dans ces zones d’habitations denses. Beaucoup d’habitants ne vont à la maison que pour dormir parce que les appartements sont désespérément surchargés. Rester à la maison n’est pas non plus une option lorsqu’on ne peut manger qu’avec ce qu’on parvient à gagner chaque jour. Pour cette raison, le gouvernement n’a pas instauré de couvre-feu. Mais celui-ci pourrait survenir d’un moment à l’autre. Comment tout cela va évoluer ? personne ne peut le dire actuellement. Même au niveau de l’hygiène, ça ne va pas très bien dans certains quartiers. La plupart du temps, plusieurs familles se partagent un robinet et de très simples latrines.

Inflation exorbitante
Entre-temps, les prix ont pris l’ascenseur. Pour les mêmes achats, on peut payer entre 25 et 40% de plus d’une semaine à l’autre. Notre monnaie ne vaut pas la moitié de ce qu’elle valait en janvier et ce que nous gagnons ne couvre plus les coûts. Nous voulons éviter les licenciements le plus longtemps possible, car ceux qui perdent leur emploi doivent se battre pour survivre. Nous avons donc envoyé une partie de nos employés en vacances. Cependant, nos cliniques tournent à plein régime et nous ne pouvons pas non plus fermer notre foyer pour enfants.

Et la suite ?
Chaque jour nous cherchons des moyens de boucler la boucle. Les cours de l’uni ont entre-temps été mis sur une plateforme online afin que l’université puisse encore générer quelques revenus. Mais là non plus, les recettes ne couvrent de loin pas les dépenses. Et cela provoque des difficultés dans d’autres projets soutenus par l’université. En plus, les masques, désinfectants et autres nous coûtent terriblement cher. Nous devons réfléchir comment payer les salaires de nos enseignants et collaborateurs… et nourrir nos enfants à l’avenir.

Au contraire de l’Europe, aides d’urgence et programmes de soutien manquent chez nous. Ici, chacun ne peut compter que sur lui-même. Heureusement, nous pouvons nous tourner vers Dieu qui nous a toujours aidé par le passé. Nous croyons fermement qu’Il nous conduira au-travers de cette sombre vallée.