aktuell news head fr

R2020 4 VerfolgungSoudan : Aisha. La croix – un fardeau léger ?

Elle ne pouvait pas comprendre pourquoi son mari s’était embarqué avec Christ. C’était pourtant un fervent musulman. Elle pensait qu’il s’était aventuré sur un chemin erroné, parce que depuis qu’il lisait la Bible, Konsuri était visiblement agité.

Aisha, l’épouse de Konsuri, témoigne.

Prisonnier
Mes priorités se trouvaient dans la vie familiale. Je voulais avoir une grande famille ; beaucoup d’enfants. Ces choses. Je ne pouvais pas comprendre ce qui agitait Konsuri. Une nuit, je l’ai trouvé à genoux en train de se parler à lui-même et lui ai demandé, hésitante, ce qui se passait. Il a répondu de manière peu claire, mais j’ai compris qu’il luttait dans la prière pour la vérité. Il a dit qu’il vivait dans les ténèbres et avait urgemment besoin de lumière et de liberté, avec l’aide d’Allah. Tout cela me dépassait.

Libération de Konsuri
Le choc a été violent quand j’ai appris par d’autres que Konsuri était devenu chrétien. J’avais peur de le perdre. Lorsqu’il est revenu à la maison après une longue absence, j’ai immédiatement vu qu’il était plus libre et heureux. Mais j’ai attendu plusieurs jours avant de lui poser la question : « C’est vrai, ce que les gens disent ? » - « Oui, je suis devenu chrétien », confirma-t-il. « Pourquoi fais-tu cela ? » - « Durant des années, j’ai servi Allah fidèlement. Ce sont des années de perdues, car Allah ne m’a jamais parlé et j’ai compris qu’il ne m’aimait pas », m’a-t-il expliqué. « Au-travers de Jésus, j’ai maintenant trouvé ce que j’ai ardemment désiré. Je suis libre de la haine et des péchés et délivré des liens de la religion. »

Mon chemin a conduit au sien
Il n’a pas fallu longtemps avant que des réunions chrétiennes s’organisent dans notre maison. Je servais les invités, mais je n’entrais pas dans leurs conversations, parce que j’avais peur des conséquences. Un jour, Konsuri a commencé à susciter mon intérêt pour Jésus. Je ne voulais pas cela et je lui ai dit : « Poursuis ta route, et moi la mienne ». Il m’a laissée, mais j’étais jalouse de lui, parce qu’il était vraiment devenu quelqu’un d’autre. Et donc un jour, je lui ai demandé de m’enseigner. Il l’a fait avec enthousiasme et parlait de l’amour du Père Céleste et d’une vérité qu’il avait indubitablement expérimentée. Nous avons prié ensemble et j’ai accepté Jésus.

Unis dans la séparation
Konsuri partageait ses découvertes avec les gens de notre tribu avec passion. Et il s’est passé ce que j’avais toujours craint : il a été arrêté et jeté en prison. Je suis heureuse, mais aussi anxieuse, parce que même en prison, il n’a pas arrêté de témoigner de Jésus. Entre-temps, parce que chrétiens, on nous a divorcés contre notre volonté. Je ne peux plus appeler Konsuri « mon mari » et ne peux pas lui rendre visite. Les membres de ma famille ont honte de moi parce que je refuse de renier le Christ. Et donc, durant le Ramadan, je n’ai pas jeûné, ni même mes enfants. Cela a rendu si furieux ceux de ma famille qu’ils nous ont encore plus maltraités. Personne ne pouvait me venir en aide. Les enfants demandaient toujours quand Baba reviendrait à la maison. « Demain », leur répondais-je à chaque fois. « Demain, mais c’est quand demain ? » voulait savoir l’aîné.

Et maintenant ?
Dans toutes ces difficultés, j’ai commencé à me demander pourquoi Jésus avait dit que son joug était doux et léger. Pour nous, il est lourd. Mais pourquoi le poids de la vie éternelle est-il si lourd à porter. Reverrai-je un jour mon mari ? Continuerai-je à porter ma croix, et Konsuri la sienne ? J’ai beaucoup ruminé. Et notre situation empirait de jour en jour. Nos frères d’ACP n’ont pas arrêté de prier pour nous et je remercie Dieu pour eux et pour leur soutien avec de la nourriture et de l’argent pour prendre soin de mes enfants.

Je vous remercie, et si Konsuri était là, il le ferait aussi. Je ne sais pas de quoi sera fait mon avenir, mais une chose est claire : je continuerai de parler de Jésus à mes enfants jusqu’à ce qu’ils soient adultes. Que mon Jésus soit avec Konsuri partout où il est. Nous ne l’avons pas vu depuis plusieurs semaines, mais Jésus ne l’abandonnera jamais et nous non plus.