11. Juillet 2022

Foi certifiée

INDE
De plus en plus souvent, les pasteurs en Inde veulent assurer leurs arrières, avant de baptiser quelqu‘un. Sinon, cela pourrait être très dangereux pour eux.

Récemment, dans un village en Inde, 24 personnes se sont fait baptiser. Le pasteur interroge les candidats au baptême sur leur profession de foi. Il pose ensuite d‘autres questions : « Est-ce que tu te fais baptiser volontairement ? Est-ce que quelqu‘un t‘a proposé de l‘argent pour que tu te fasses baptiser ? Te force-t-on à te faire baptiser ? »

Le but de telles questions : les pasteurs veulent se couvrir devant des témoins, afin que personne ne puisse dire plus tard qu‘il ou elle s‘est fait baptiser sous la pression. Car dans un État indien doté d‘une loi anti-conversion, cela peut signifier jusqu‘à dix ans de prison pour le pasteur, selon la sévérité de l‘interprétation. Cette loi existe déjà dans plusieurs États. On pense que le gouvernement Central a l‘intention de l‘introduire partout.

Dans certaines villes, les pasteurs vont même jusqu‘à faire signer une déclaration par le candidat avant le baptême et à la faire certifier par un notaire. De plus, la présence d‘un avocat lors du baptême doit assurer la sécurité juridique de celui-ci. Dans le passé, il y a toujours eu des cas où des pseudo-baptisés ont déclaré plus tard qu‘ils avaient été attirés par des cadeaux pour changer de religion.

En principe, les chrétiens en Inde évitent l’appellation « chrétien » et parlent de « disciples », et au lieu de « culte », ils disent « fellowship » (communauté) : il ne s‘agit pas de religion, mais de la foi vivante en Jésus qui change la vie. C‘est aussi la raison pour laquelle les gens se font baptiser malgré les difficultés : parce qu‘ils trouvent en Jésus ce que personne d‘autre ne peut leur donner.



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